REGIME CRETOIS

L’huile d’olive est l’ingrédient principal du Régime Crétois et la source unique d’acides gras.

Le Régime Crétois traditionnel comprend les traits suivants:

  • D’abondantes fibres végétales (légumes secs, fruits, légumes, pommes de terre, fruits secs).
  • Des produits traités au minimum.
  • Une consommation minimale de pain et d’alcool.
  • Des produits laitiers (surtout fromage et yaourt) en petites ou moyennes quantités journalières.
  • Poissons et volailles en petites ou moyennes quantités.
  • De la viande rouge, 2 fois par mois.
  • Huiles d’olive, comme source principale et unique de matières grasses de cette alimentation.
  • Par principe, le repas est accompagné d’un verre de vin rouge.

De nombreux facteurs écologiques, socioéconomiques, culturels & religieux ont contribué à formuler ce modèle d’alimentation unique qu’est l’alimentation crétoise.

A la base du régime de Crète, en 1960, les scientifiques dans les domaines de la santé et de l’alimentation ont déterminé le modèle du régime méditerranéen, qui fut l’objet d’une quête scientifique intense lors de ces dernières années. Dans son usage courant, le terme « Régime Méditerranéen » fut essentiellement introduit par les scientifiques de l’alimentation afin de décrire le régime de Crète, mais aussi ceux des autres régions méditerranéens qui en présentaient des traits communs, pendant les années 1950 et 1960. Vu que l’huile d’olive était la source principale de graisse dans le régime des Crétois, le terme « Régime Méditerranéen » décrit essentiellement le modèle diététique prédominant dans les régions de la Méditerranée où l’on cultivait traditionnellement les oliviers.

L’étude des sept pays en 1960 par l’Américain Ancel Keys

La corrélation entre le régime des habitants de Crète avec la santé fut largement connue par la suite, avec l’étude des sept pays. Cette étude a commencé peu avant 1960 par l’Américain Ancel Keys et ses collaborateurs, à l’occasion des taux exceptionnellement bas de mortalité mais aussi de maladies cardiovasculaires observées dans la région. Les conditions spéciales du régime caractérisant cette région furent étudiées afin d’expliquer la fréquence limitée de la maladie coronaire et du cancer, mais aussi la mortalité la plus basse de toute cause, par rapport aux pays choisis par les chercheurs, que l’on a observée en Crète. Selon les données des Nations Unies, aucune autre région méditerranéenne n’avait des taux de mortalité si bas que la Crète, avant mais aussi après la Seconde Guerre Mondiale.

L’étude a réuni presque 13.000 hommes, choisis par seize régions différentes de 7 pays (Finlande, Pays-Bas, Japon, Etats-Unis, Italie, Yougoslavie et Grèce), afin d’explorer la relation vague entre le régime et l’apparition des maladies cardiovasculaires.
Les comparaisons entre les populations différentes ont démontré que la population crétoise affichait le meilleur état de santé et les taux les plus bas de mortalité de maladie coronaire et de cancer, par rapport à toutes les autres populations étudiées. Après 20 ans d’observation, les Crétois présentaient les taux les plus bas de décès de toute cause, alors qu’après 25 ans d’observation, les décès dus à une maladie vasculaire en Crète étaient exceptionnellement limités par rapport aux décès notés dans les populations des Etats Unis et de l’Europe du nord, mais aussi en comparaison avec les décès observés dans les autres régions de l’Europe du sud, comme l’Italie, la Yougoslavie et l‘île de Corfou.


L’étude "Lyon Heart"
Suite à l’étude des Sept Pays, les chercheurs Français Serge Renaud et Michel de Longeril ont démontré dans l’étude Lyon Heart que l’application d’un régime crétois à des malades ayant subi un infarctus aigu du myocarde 27 mois après l’incident a réduit le taux des décès de 70% par rapport au régime recommandé par la Société Cardiologique Américaine. De plus, 4 ans après, le régime Crétois fut lié avec la réduction du taux total des décès de 56% et la réduction du cancer de 61%.


Le rôle du jeûne dans le régime crétois
La consommation réduite des aliments de provenance animale observée en Crète lors de l’étude des Sept Pays, a été apparemment aidée par le fait que les Crétois pendant cette période suivaient largement les jeûnes imposés par l’Eglise Orthodoxe Hellénique. Durant les périodes de jeûne (qui interdit la consommation de viande et des produits laitiers), les produits animaux furent préservés afin d’être consommés dans des périodes qui n’impliquaient pas de jeûne. Cette tradition, à part sa contribution à une meilleure santé, fut aussi importante pour l’équilibre écologique et environnemental. La tradition Chrétienne orthodoxe définit de variées périodes de jeûne, qui arrivent au nombre total de 180 à 200 jours tout au long de l’année. Par conséquent, il s’agit d’une grande période temporelle ayant contribué considérablement à l’alimentation totale et à la détoxication de l’organisme.